Télécharger la photo
Les photographies, infographies, vidéos, sons et textes publiés sur ce site ne sont pas totalement libres de droits. Vous pouvez les utiliser librement à titre personnel, dans la création de vos cours, compte-rendus, diaporamas, en respectant le watermark qui y est inclus, à la condition expresse d'avoir souscrit à un abonnement. Le contrat d’utilisation ne vous autorise cependant pas à diffuser ces documents ailleurs que dans le cadre strict de votre enseignement, et en aucun cas sur les réseaux sociaux. Merci de votre compréhension.
Pour accéder à tous les contenus de gryphea.org, aux photos haute définition et aux vidéos intégrales, profitez de nos offres d'abonnement :
Série d'expériences de cristallisation de la vanilline (3 vues différentes) après fusion de cristaux à une température supérieure à 82 °C. La vanilline devient liquide, puis cristallise lorsque la température redescend en-dessous de son point de fusion. Selon la vitesse de refroidissement du liquide, le résultat diffère de manière sensible :
- un refroidissement très rapide (la lamelle portant la vanilline en fusion est placée, par ex., sur un carrelage ayant séjourné 1 heure au congélateur) montre une cristallisation incomplète. De très petits cristaux sont visibles au milieu d'une pâte non cristallisée. Dans cette expérience, le refroidissement complet s'est effectué en 20s (0,33 mn).
- un refroidissement rapide (la lamelle portant la vanilline en fusion est placée, par ex., sur un carrelage à température moyenne, environ 20°C) montre une cristallisation complète, avec des cristaux de petite taille. Dans cette expérience, le refroidissement complet s'est effectué en 60s (1 mn).
- un refroidissement lent (la lamelle portant la vanilline en fusion est placée sur un carrelage ayant séjourné 30mn dans un four, à environ 120°C) montre une cristallisation complète, avec des cristaux de grande taille. Dans cette expérience, le refroidissement complet s'est effectué en 240s environ (4 mn).
Série d'expériences de cristallisation de la vanilline (3 vues différentes) après fusion de cristaux à une température supérieure à 82 °C. La vanilline devient liquide, puis cristallise lorsque la température redescend en-dessous de son point de fusion. Selon la vitesse de refroidissement du liquide, le résultat diffère de manière sensible :
- un refroidissement très rapide (la lamelle portant la vanilline en fusion est placée, par ex., sur un carrelage ayant séjourné 1 heure au congélateur) montre une cristallisation incomplète. De très petits cristaux sont visibles au milieu d'une pâte non cristallisée. Dans cette expérience, le refroidissement complet s'est effectué en 20s (0,33 mn).
- un refroidissement rapide (la lamelle portant la vanilline en fusion est placée, par ex., sur un carrelage à température moyenne, environ 20°C) montre une cristallisation complète, avec des cristaux de petite taille. Dans cette expérience, le refroidissement complet s'est effectué en 60s (1 mn).
- un refroidissement lent (la lamelle portant la vanilline en fusion est placée sur un carrelage ayant séjourné 30mn dans un four, à environ 120°C) montre une cristallisation complète, avec des cristaux de grande taille. Dans cette expérience, le refroidissement complet s'est effectué en 240s environ (4 mn).
Cette série de 3 expériences permet de raisonner par analogie avec ce qui a lieu dans un magma à haute température remontant à la surface et subissant un refroidissement (contact avec l'air, l'eau, ou des roches encaissantes plus froides) :
- si le refroidissement est très lent, la roche fondue cristallise entièrement, et forme des cristaux de relativement grande taille, qui s'imbriquent les uns dans les autres
- si le refroidissement est rapide, les cristaux ont une taille plus modeste
- si le refroidissement est très rapide, la matière minérale fondue se fige sans avoir le temps de cristalliser, et forme un verre minéral (ou pâte amorphe)
Voir aussi, dans les échantillons de lames minces de roches volcaniques, une lame mince de BASALTE observée au microscope, en LPA (lumière polarisée analysée) : ex. CN 31552a et l'interprétation que l'on peut faire de sa texture :
Une roche, comme le basalte, observée au microscope optique en lumière polarisée analysée (LPA) montre simultanément des cristaux de grande taille (phénocristaux d'olivine ou de pyroxène le plus souvent), des cristaux plus petits en paillettes (microlites de felspaths) et du verre minéral.
On peut interpréter cette texture comme étant le résultat d'un refroidissement en plusieurs étapes du magma initial :
- une première étape dans le réservoir magmatique, où le magma a séjourné (plusieurs mois, plusieurs années) et où le refroidissement a été très lent, engendrant l'apparition lente des phénocristaux de grande taille,
- une deuxième étape lors de la remontée du magma dans les fissures de l'écorce terrestre, où le refroidissement s'est accéléré, au contact des roches encaissantes plus froides, engendrant l'apparition des microlites,
- une troisième étape, lors de l'épanchement de la lave en surface, où celle-ci s'est refroidie rapidement, au contact du sol, de l'air ou de l'eau, sans avoir eu le temps de cristalliser : le reste de la matière minérale encore en fusion lors de l'émission de la lave s'est figé sans avoir eu le temps de cristalliser. Il en a résulté la formation d'un verre minéral qui a englobé les cristaux pré-existants (phénocristaux et microlites), et qui a contribué à la solidification définitive de la roche.