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Glacier, moraines, torrent et lac glaciaire (Islande)

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Type : Photographie
Référence : DJ 0060b
Auteur : Hervé CONGE

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Informations : Légende simplifiée / Légende détaillée

 

À la différence d’un inlandsis, un glacier est un véritable fleuve de glace. Un glacier de montagne est alimenté par les précipitations neigeuses qui tombent tout au long de l’année au-dessus de la limite des neiges éternelles, à environ 3 000 mètres d’altitude dans nos régions. Hiver comme été, les masses de neige accrochées aux parois glissent et s’accumulent sur de grandes épaisseurs dans son bassin d’alimentation. Peu à peu, la neige se tasse et se transforme en glace compacte.

Bien que solide, la glace est un matériau plastique. Elle flue sous son propre poids, donnant naissance à la langue glaciaire qui s’écoule jusqu’à une altitude beaucoup plus basse. Plus la pente est forte et plus la langue glaciaire descend vite et bas, à condition cependant de disposer d’un bassin d’alimentation suffisamment important en altitude. La Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, avance ainsi à la vitesse moyenne de 1 centimètre à l’heure, soit environ une centaine de mètres par an.

Les glaciers « avancent » et « reculent » tout à la fois. Ils « avancent » car ce sont des fleuves de glace qui s’écoulent vers l’aval. Ils ne « reculent » pas au sens propre du terme. C’est la limite de leur front qui recule, car celui-ci fond plus vite que le glacier n’avance ! Puissants agents d’érosion et de transport, jadis beaucoup plus importants qu’aujourd’hui — à l’époque des grandes glaciations —, les glaciers ont laissé et laissent encore les marques caractéristiques de leur passage dans de nombreux paysages (morphologies glaciaires).

 

Légende provisoire en cours de finalisation

À la différence d’un inlandsis, un glacier est un véritable fleuve de glace. Un glacier de montagne est alimenté par les précipitations neigeuses qui tombent tout au long de l’année au-dessus de la limite des neiges éternelles, à environ 3 000 mètres d’altitude dans nos régions. Hiver comme été, les masses de neige accrochées aux parois glissent et s’accumulent sur de grandes épaisseurs dans son bassin d’alimentation. Peu à peu, la neige se tasse et se transforme en glace compacte.

Bien que solide, la glace est un matériau plastique. Elle flue sous son propre poids, donnant naissance à la langue glaciaire qui s’écoule jusqu’à une altitude beaucoup plus basse. Plus la pente est forte et plus la langue glaciaire descend vite et bas, à condition cependant de disposer d’un bassin d’alimentation suffisamment important en altitude. La Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, avance ainsi à la vitesse moyenne de 1 centimètre à l’heure, soit environ une centaine de mètres par an.

Dans les virages et les ruptures de pente, là où la vitesse d’écoulement augmente, la plasticité de la glace ne suffit pas à supporter les déformations qui lui sont imposées. Le glacier se déchire en ouvertures béantes, parfois très profondes : ce sont les crevasses. Localement, celles-ci s’entrecroisent et forment alors des blocs isolés très instables, les séracs. En été, la fusion de la glace à la surface et sur le front du glacier donne naissance à un torrent, la bédière, qui disparaît dans une crevasse principale (moulin) pour s’écouler en profondeur et ressortir sous la glace au niveau de la langue terminale.

Les torrents glaciaires alimentent de nombreux cours d’eau de montagne. Des amas de roches brisées, de graviers, de sable et de poussières fines s’alignent à la surface du glacier : ce sont les moraines. Elles se forment progressivement par accumulation des débris rocheux qui s’éboulent des faces avoisinantes. En même temps qu’il avance, le glacier transporte ces débris plus bas et les dépose en partie terminale de la langue, là où il fond. Ainsi se constitue la moraine frontale. Si le glacier grossit, il pousse cette moraine vers l’avant. Si le glacier fond et recule, il abandonne la moraine qui s’isole dans le paysage. Des blocs de rochers enchâssés dans la glace, aussi bien sur les côtés que sur le fond, agissent comme des lames de rabot et augmentent la puissance d’érosion du glacier.

Les glaciers « avancent » et « reculent » tout à la fois. Ils « avancent » car ce sont des fleuves de glace qui s’écoulent vers l’aval. Ils ne « reculent » pas au sens propre du terme. C’est la limite de leur front qui recule, car celui-ci fond plus vite que le glacier n’avance ! Puissants agents d’érosion et de transport, jadis beaucoup plus importants qu’aujourd’hui — à l’époque des grandes glaciations —, les glaciers ont laissé et laissent encore les marques caractéristiques de leur passage dans de nombreux paysages (morphologies glaciaires).

Thèmes associés : DEMONSTRATIONS
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